Van 4x4 jaune sur une piste de gravier face à un volcan enneigé en Islande
Pratique

Conduire en Islande : location de voiture, 4x4, routes F et règles à connaître

Sommaire de l'article

L’Islande se visite très bien en voiture : les paysages se succèdent le long de la route, les arrêts se décident au gré de la lumière et les horaires n’obéissent qu’à votre rythme. Mais la conduite y a ses particularités : vent violent, gravier, ponts étroits, météo qui change en quelques minutes, routes de montagne réservées aux 4x4.

Ce guide rassemble ce qu’il faut savoir avant de réserver : quel véhicule choisir selon la saison et l’itinéraire, comment fonctionnent les routes F, les règles de conduite à respecter et les précautions qui évitent la plupart des mauvaises surprises.

Faut-il vraiment louer une voiture en Islande ?

Tout dépend de la durée et du style de voyage. Pour un séjour de trois ou quatre jours centré sur Reykjavik, les excursions organisées permettent de voir l’essentiel sans conduire : Cercle d’or, côte sud, sources chaudes, observation des aurores ou des baleines. C’est plus cher par personne, mais cela évite la fatigue et les aléas de la météo.

Dès que vous voulez suivre la Route 1, qui fait le tour de l’île sur environ 1 300 km, la voiture change tout. Vous vous arrêtez quand une cascade apparaît, vous repartez tôt pour devancer les groupes et vous dormez là où l’étape vous mène. Les transports publics existent entre les principales localités, mais ils desservent peu les sites naturels, qui sont pourtant la raison du voyage.

Pour un premier road trip, notre itinéraire de 4 jours sur la côte sud montre ce qu’une voiture permet de faire en peu de temps, sur une route facile hors conditions hivernales.

Quel véhicule choisir : 2x4 ou 4x4 ?

Pour la Route 1 et les routes goudronnées en été, une voiture classique de petite ou moyenne taille suffit. C’est le choix le plus économique, et il convient à la majorité des voyageurs qui visitent le Cercle d’or, la côte sud ou le nord de l’île entre juin et août.

Le 4x4 devient pertinent dans deux cas :

  • Les routes F : elles sont réservées par la loi aux véhicules 4x4 (voir plus bas). Si votre programme comprend les hautes terres, il n’y a pas de discussion.
  • L’hiver et l’intersaison : neige, verglas et vent rendent la conduite plus exigeante. Un véhicule plus haut et à quatre roues motrices apporte de la sécurité, mais ne remplace ni la prudence ni de bons pneus.

Autre point à vérifier : la boîte de vitesses. Les voitures à boîte automatique existent, mais elles sont souvent moins nombreuses et plus chères en haute saison. Réservez-les tôt si vous n’êtes pas à l’aise avec une boîte manuelle. Pensez aussi au volume des bagages : un petit citadin devient vite étroit pour quatre personnes avec leurs valises.

Routes F et pistes de montagne : ce qu’il faut savoir

Routes F et pistes de montagne : ce qu'il faut savoir
Photo : Koen Swiers / Pexels

Les routes dont le numéro commence par un F traversent les hautes terres de l’intérieur. Elles sont non goudronnées, souvent rocailleuses, avec parfois des gués à traverser. Elles ne rouvrent qu’en été, généralement à partir de la mi-juin, quand la fonte des neiges le permet, et ferment à l’automne. Les dates changent d’une année à l’autre.

Deux règles essentielles :

  1. Seuls les 4x4 sont autorisés sur ces routes. Y rouler avec un véhicule 2x4 est interdit et peut annuler votre assurance.
  2. Les gués sont dangereux : le niveau d’eau varie avec la météo et la fonte des glaciers. Un moteur noyé n’est généralement pas couvert par les assurances de base. En cas de doute, ne traversez pas.

Pour la plupart des voyageurs, une première visite se passe très bien sans jamais emprunter de route F. Si l’intérieur vous tente sans que vous souhaitiez conduire vous-même, des excursions en véhicule tout-terrain avec chauffeur existent, avec l’avantage de laisser la gestion des gués à un professionnel.

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Comparez les excursions en véhicule tout-terrain avec chauffeur, pour découvrir les paysages difficiles d’accès sans louer de 4x4.

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Les règles de conduite à respecter

Les contrôles sont réguliers et les amendes salées : mieux vaut connaître les règles de base avant de prendre le volant.

  • Limitations de vitesse : en général 50 km/h en agglomération, 80 km/h sur les routes de gravier et 90 km/h sur les routes goudronnées. Ce sont des maximums, et les conditions imposent souvent de rouler plus lentement. Des radars fixes et des contrôles mobiles sont présents, notamment sur la Route 1.
  • Phares allumés en permanence, de jour comme de nuit.
  • Pas de conduite hors piste : elle est interdite partout et sévèrement sanctionnée, car les traces de roues dans la mousse ou la lave mettent des décennies à disparaître.
  • Ceinture obligatoire pour tous les passagers.
  • Ponts à voie unique : ils sont nombreux, notamment sur la côte sud. La règle habituelle veut que le véhicule le plus proche du pont passe en premier. Ralentissez à l’approche et soyez prêt à vous arrêter.
  • Passage de gravier : lorsque le goudron laisse place à une piste, ralentissez nettement. Beaucoup d’accidents de touristes arrivent à cet endroit précis.

Les moutons circulent en liberté sur de nombreuses routes en été. Ils traversent sans prévenir, y compris au sommet d’une côte sans visibilité.

Vent, météo et conditions de route

Le vent est le risque le plus sous-estimé. Une rafale peut arracher une portière à l’ouverture, ce qui entraîne des dommages souvent exclus des assurances de base. En stationnant, orientez la voiture face au vent et tenez fermement la portière en l’ouvrant, surtout sur les parkings dégagés des sites touristiques.

Chaque matin, consultez deux sources officielles : le site road.is pour l’état des routes et SafeTravel pour les alertes météo et de sécurité. Les prévisions se lisent aussi localement, car une côte sud ensoleillée n’est pas incompatible avec une tempête dans le nord. Si une route est fermée, respectez la fermeture sans chercher à la contourner.

En hiver, les journées sont courtes et les trajets doivent être pensés en fonction de la lumière. Prévoyez des étapes plus brèves qu’en été et gardez de la marge sur les horaires. Notre guide quand partir en Islande détaille ce que chaque saison implique en matière de conditions et de luminosité.

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En road trip, un hébergement déjà réservé évite de chercher un lit en fin de journée. Comparez les options près de votre étape.

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Assurances et pièges de la location

C’est là que la facture grimpe. Les loueurs islandais proposent généralement plusieurs niveaux de couverture, et certains dommages classiques du pays ne sont pas toujours inclus dans les formules de base : gravillons projetés sur le pare-brise ou la carrosserie, dégâts dus au vent, cendres volcaniques, passage de gué. Lisez le contrat avant de signer et demandez précisément ce qui est couvert.

Quelques conseils pratiques :

  • Comparez avant de partir, plutôt que de décider au comptoir de l’aéroport, quand la marge de négociation est faible.
  • Photographiez la voiture sous tous les angles à la prise en charge, y compris le pare-brise, les jantes et le dessous des portières.
  • Vérifiez la franchise et ce qu’elle devient selon l’assurance choisie. Une franchise élevée peut peser lourd en cas de simple éraflure.
  • Vérifiez la carte bancaire : certaines cartes incluent une garantie location, mais ses exclusions varient beaucoup et ne couvrent pas forcément les dommages spécifiques à l’Islande.
  • Faites le plein à temps : en dehors de Reykjavik et des grandes localités, les stations peuvent être espacées. Ne laissez pas descendre le réservoir sous un quart dans les zones isolées.

Pour le reste du voyage, une assurance voyage couvrant l’assistance et les frais médicaux est un complément utile : Chapka Assurances propose des formules adaptées aux séjours à l’étranger. Vérifiez toujours les garanties qui vous concernent.

Organiser ses étapes en voiture

Organiser ses étapes en voiture
Photo : Marek Piwnicki / Pexels

L’erreur la plus fréquente est de sous-estimer les distances. Sur la Route 1, comptez environ 80 km/h de moyenne en tenant compte des arrêts, des limitations et des conditions. Un trajet de 300 km représente donc une grosse journée, sans compter les cascades, les plages et les points de vue qui s’imposent d’eux-mêmes.

Quelques repères pour construire votre programme :

  • Limitez-vous à 200 km de conduite par jour quand vous voulez profiter des sites. Au-delà, vous passerez plus de temps au volant qu’à l’extérieur.
  • Alternez les journées : une grosse étape, puis une plus courte pour récupérer.
  • Partez tôt en été : la lumière dure presque toute la nuit, mais les sites se remplissent dans l’après-midi.
  • Gardez une marge pour la météo, un arrêt photo imprévu ou une route fermée.

Pour choisir où dormir selon vos étapes, consultez notre guide où dormir en Islande, qui détaille les régions et les saisons où réserver tôt.

Notre avis

La voiture est la meilleure façon de découvrir l’Islande à son rythme, à condition de s’y préparer. Pour un premier voyage en été, un véhicule classique suffit largement : le 4x4 n’est vraiment nécessaire que pour les routes F et, selon votre confiance, pour l’hiver. Réservez tôt, lisez le contrat d’assurance, consultez les conditions de route chaque matin et ne vous surchargez pas d’étapes. Une conduite prudente et un programme réaliste valent mieux que tous les kilomètres supplémentaires.

Questions fréquentes

Faut-il louer une voiture pour visiter l'Islande ?

Ce n'est pas obligatoire pour un séjour court centré sur Reykjavik, car de nombreuses excursions à la journée partent de la capitale. Dès que l'on veut suivre la Route 1, s'arrêter librement ou dormir hors de Reykjavik, la voiture devient l'option la plus souple, en particulier de mai à septembre.

Un 4x4 est-il indispensable en Islande ?

Non pour la Route 1 et les routes goudronnées principales en été, qu'une voiture classique parcourt sans difficulté. Un 4x4 est en revanche obligatoire sur les routes de montagne signalées par un F, rouvertes seulement en été, et il peut rassurer en hiver quand la neige et le verglas sont fréquents.

Peut-on rouler hors des routes et des pistes en Islande ?

Non. La conduite hors piste est interdite partout et lourdement sanctionnée, car elle abîme durablement la végétation et les sols fragiles. Restez toujours sur les routes et les pistes officielles, même pour atteindre un point de vue ou faire une photo.

Comment suivre les conditions de route en Islande ?

Consultez chaque matin le site road.is pour l'état des routes et celui de SafeTravel pour les alertes de météo et de sécurité. Respectez les fermetures sans exception, car une tempête ou une route inondée peut transformer un trajet simple en situation dangereuse.

Quel numéro appeler en cas d'urgence en Islande ?

Le 112 est le numéro d'urgence unique en Islande. Dans les zones isolées, indiquez votre position le plus précisément possible. Prévenir votre hébergement de votre itinéraire du jour est une bonne habitude hors des axes fréquentés.