La cascade de Skógafoss sur la côte sud de l'Islande
Itinéraires

Côte sud de l'Islande : itinéraire de 4 jours de Reykjavik à Jökulsárlón

Sommaire de l'article

La côte sud est la portion de la route 1 que presque tous les voyageurs parcourent en Islande, et elle offre en quelques centaines de kilomètres des cascades spectaculaires, des plages de sable noir, des falaises de basalte et des icebergs échoués. Elle se fait en voiture, à son rythme, sans piste ni passage de gué.

Cet itinéraire de quatre jours suit la route 1 de Reykjavik jusqu’à la lagune glaciaire de Jökulsárlón, puis revient par le même chemin. Les étapes restent raisonnables, avec de quoi s’arrêter, marcher et photographier sans conduire de nuit en hiver.

Préparer son road trip sur la côte sud

Reykjavik se trouve à environ 190 km de Vík et à environ 380 km de Jökulsárlón. Le trajet complet représente donc 5 à 6 heures de conduite sans arrêt dans chaque sens, ce qui impose de découper le voyage. L’itinéraire ci-dessous reste sous les 200 km de conduite par journée, hors retour.

Quelques repères avant de partir :

  • La route est la route 1, goudronnée et bien entretenue. Les limitations de vitesse sont strictes et les contrôles fréquents.
  • La météo change vite, avec du vent fort, de la pluie et parfois de la glace hors été. Consultez les prévisions et l’état des routes avant chaque départ.
  • Les stations-service sont plus espacées à l’est de Vík : faites le plein dès que vous passez devant une pompe.
  • La réservation des hébergements est indispensable de juin à septembre, car l’offre est limitée dans les villages.

Pour la location, comparez les offres avant le départ plutôt que de décider à l’arrivée à l’aéroport.

Jour 1 : Reykjavik, Seljalandsfoss et Skógafoss

Jour 1 : Reykjavik, Seljalandsfoss et Skógafoss
Photo : Nunzio Guerrera / Pexels

Premier tronçon, d’environ 120 km jusqu’à Seljalandsfoss, soit un peu moins de deux heures de route. Partez tôt : les cascades sont plus agréables avant l’arrivée des cars.

Seljalandsfoss tombe d’une soixantaine de mètres de haut et possède une particularité rare : un sentier contourne la chute et permet de passer derrière le rideau d’eau. Les embruns sont abondants, et les pierres glissantes, donc enfilez une veste imperméable et de bonnes chaussures. Un court sentier mène à une autre cascade, Gljúfrabúi, cachée dans une fente de la falaise.

Skógafoss se trouve un peu plus à l’est, dans le village de Skógar. La cascade mesure environ 62 m de haut pour environ 25 m de large, et son grondement s’entend depuis le parking. Un escalier mène au sommet, qui offre une vue sur la côte. Par temps de soleil, un arc-en-ciel se forme souvent dans les embruns. Depuis ce point part aussi le sentier de randonnée de Fimmvörðuháls, entre les glaciers Eyjafjallajökull et Mýrdalsjökull, une randonnée de plusieurs heures réservée aux marcheurs équipés.

Terminez la journée à Vík, à environ 190 km de Reykjavik en tout.

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Dormir à Vík ou dans la région

Guesthouses, hôtels et logements de campagne à comparer, à réserver tôt en haute saison.

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Jour 2 : Vík, Reynisfjara et le glacier Sólheimajökull

Jour 2 : Vík, Reynisfjara et le glacier Sólheimajökull
Photo : Alec Doualetas / Pexels

Consacrez la matinée aux environs de Vík, où le paysage change : la côte devient plus sauvage et le sable est noir.

Reynisfjara est la plage de sable noir la plus célèbre du pays. On y découvre des colonnes de basalte qui rappellent un orgue, une grotte creusée dans la falaise et, au large, les aiguilles rocheuses de Reynisdrangar. La plage est belle mais dangereuse : des vagues de fond surgissent sans prévenir et montent loin sur le sable. Gardez une grande distance avec l’eau, ne tournez jamais le dos à la mer et respectez les panneaux d’alerte.

Dyrhólaey, un promontoire à quelques kilomètres à l’ouest de Vík, offre un point de vue sur la côte et sur une grande arche de roche. L’accès en voiture peut être fermé à certaines périodes, notamment au printemps pour protéger la nidification des oiseaux. En été, on y observe souvent des macareux.

L’après-midi, Sólheimajökull, langue du glacier Mýrdalsjökull, se rejoint par un court chemin depuis le parking. Approcher la glace est tentant, mais il ne faut jamais marcher dessus sans guide : crevasses, ponts de neige et fonte rendent le terrain dangereux. Des sorties encadrées avec crampons sont proposées par des opérateurs spécialisés.

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Randonnée sur glacier avec un guide

Comparez les sorties encadrées avec équipement, au départ de la côte sud.

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En fin de journée, prenez la route vers l’est. Les villages sont rares sur cette portion, et la lave recouverte de mousse du secteur de Kirkjubæjarklaustur mérite une pause. Vous pouvez y dormir, ou poursuivre vers la région de Skaftafell, selon les disponibilités.

Jour 3 : Skaftafell et la lagune de Jökulsárlón

Jour 3 : Skaftafell et la lagune de Jökulsárlón
Photo : Balázs Gábor / Pexels

Cette journée est la plus spectaculaire, car elle vous mène dans le parc national de Vatnajökull, qui abrite le plus grand glacier d’Europe par son volume.

Skaftafell propose des sentiers balisés de difficulté variable. L’un des plus connus conduit à la cascade de Svartifoss, entourée de colonnes de basalte sombre. Comptez une petite demi-journée selon le sentier choisi.

Jökulsárlón se trouve environ 60 km plus à l’est. La lagune s’est formée au XXe siècle avec le recul du glacier Breiðamerkurjökull, et sa profondeur maximale atteint environ 280 m, ce qui en fait l’un des lacs les plus profonds du pays. Des blocs de glace se détachent du glacier, flottent sur l’eau puis rejoignent l’océan par un court chenal où des phoques viennent pêcher.

De l’autre côté de la route, sur la plage dite Diamond Beach, des morceaux d’iceberg échoués brillent sur le sable noir. Des sorties en bateau, en zodiac ou amphibie, s’organisent sur la lagune : réservez-les à l’avance en été.

Pour la nuit, la région de Jökulsárlón et de Höfn compte des guesthouses et des hôtels, mais l’offre est limitée : mieux vaut réserver bien en amont.

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Dormir près de la lagune

Hébergements autour de Höfn et du glacier, peu nombreux et vite complets en saison.

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Jour 4 : le retour vers Reykjavik

Jour 4 : le retour vers Reykjavik
Photo : Atlantic Ambience / Pexels

Le retour représente environ 380 km, soit 5 à 6 heures de conduite sans arrêt. C’est la journée la plus longue : partez tôt et prévoyez les haltes que vous avez manquées à l’aller, par exemple une cascade ou un point de vue, plutôt que de rouler d’une traite.

Si vous disposez d’un jour de plus, coupez le trajet par une nuit à Vík ou à Kirkjubæjarklaustur. Vous pourrez aussi ajouter le Cercle d’or le dernier jour, décrit dans notre guide du Cercle d’or en Islande.

Quand partir et que prévoir

L’été est la saison la plus simple : journées très longues, routes dégagées et accès à tous les sites. Les hébergements sont alors chers et vite complets.

Hors saison, la côte sud reste accessible, mais il faut composer avec le vent, la pluie et le verglas. Les journées sont courtes en hiver, ce qui limite le temps de visite chaque jour, en échange d’aurores boréales possibles et de paysages enneigés. Dans tous les cas, emportez des vêtements en couches, une veste imperméable et des chaussures solides.

Notre avis

La côte sud mérite son statut de classique : elle concentre des paysages très différents sur une seule route, sans difficulté de conduite en dehors de la météo. Quatre jours permettent de la parcourir confortablement. En réservant tôt les nuits et en gardant de la marge sur les horaires, c’est un road trip accessible même pour une première visite en Islande.

Questions fréquentes

Combien de jours faut-il pour la côte sud de l'Islande ?

Trois à quatre jours permettent de rouler sans courir entre Reykjavik et la lagune de Jökulsárlón, soit environ 380 km à l'aller. En une seule journée, on peut aller jusqu'à Vík et revenir, mais on ne voit alors ni les glaciers ni la lagune.

Quelle est la distance entre Reykjavik et Jökulsárlón ?

Il faut compter environ 380 km par la route 1, soit 5 à 6 heures de conduite sans arrêt. Avec les haltes aux cascades et aux plages, mieux vaut répartir le trajet sur deux jours.

Faut-il un 4x4 pour la côte sud ?

Non, la route 1 est goudronnée toute l'année et tous les sites de cet itinéraire sont accessibles avec une voiture classique. En hiver, le vent, la glace et la neige demandent en revanche de la prudence et de consulter l'état des routes avant chaque départ.

Peut-on se baigner à Reynisfjara ?

Non. La plage est connue pour ses vagues de fond imprévisibles, qui montent loin sur le sable et ont déjà emporté des visiteurs. Restez à bonne distance de l'eau, ne tournez jamais le dos à l'océan et respectez les consignes affichées sur place.

Quelle est la meilleure période pour la côte sud ?

De juin à août, les journées très longues et les routes dégagées facilitent les étapes. De septembre à mars, on peut espérer des aurores boréales et des grottes de glace dans la région du glacier, au prix de journées courtes et d'une météo changeante.