Sommaire de l'article
- Comprendre les aurores boréales
- Quand partir pour les voir
- Autour de Reykjavik et de Þingvellir
- Sur la côte sud et à Jökulsárlón
- Péninsule de Snæfellsnes et Kirkjufell
- Le nord : Akureyri et le lac Mývatn
- Prévisions et organisation de la soirée
- Photographier les aurores
- Se préparer au froid et aux imprévus
- Questions fréquentes
Voir danser des rideaux verts dans le ciel noir est, pour beaucoup de voyageurs, la raison principale de partir en Islande en hiver. Le pays se situe juste sous la zone où les aurores sont les plus fréquentes, et ses vastes paysages sans éclairage offrent des postes d’observation exceptionnels. Mais le phénomène reste capricieux : il se prépare, se guette et demande un peu de chance.
Ce guide explique comment fonctionnent les aurores, à quelle période partir, où se placer et comment mettre toutes les chances de votre côté, sans promesses irréalistes.
Comprendre les aurores boréales
Une aurore boréale se forme quand des particules chargées envoyées par le Soleil rencontrent l’atmosphère terrestre, guidées par le champ magnétique vers les régions proches du pôle. Elles excitent les gaz de la haute atmosphère, qui émettent de la lumière. Le vert est la couleur la plus courante, le violet et le rose apparaissent parfois sur les bords des rideaux lors des nuits les plus intenses.
Deux facteurs décident de votre soirée :
- L’activité solaire, mesurée par l’indice Kp, de 0 à 9. En Islande, même un indice modéré suffit souvent, car le pays est très proche de la zone auroralee.
- La météo, bien plus déterminante qu’on ne le croit. Une nuit très active sous un plafond de nuages ne montre rien, tandis qu’une activité faible sous un ciel clair peut déjà offrir un joli spectacle.
À l’œil nu, les aurores paraissent souvent plus pâles et plus grises que sur les photos, car l’appareil accumule la lumière pendant plusieurs secondes. Ne soyez donc pas déçu : le spectacle réel est mouvant, et c’est ce qui le rend marquant.
Quand partir pour les voir
La saison commence quand les nuits redeviennent vraiment sombres, à la fin de l’été, et se termine vers la mi-avril. Les mois de septembre à mars sont les plus favorables. Au cœur de l’été, le soleil de minuit empêche tout simplement de les distinguer.
Quelques repères pour choisir :
- Septembre et octobre : nuits déjà noires, températures encore supportables, routes généralement dégagées. C’est un excellent compromis.
- De novembre à février : nuits longues, donc beaucoup d’heures d’observation, mais journées très courtes, météo changeante et conduite plus exigeante.
- Mars et début avril : nuits encore assez longues, journées qui rallongent, avec parfois de belles conditions claires.
La Lune compte aussi : une nuit sans lune ou une lune fine rend les aurores plus visibles. Pour comparer les saisons en détail, notre guide quand partir en Islande vous aidera à arbitrer entre aurores, météo et activités.
Prévoyez au moins quatre à cinq nuits sur place : c’est la meilleure assurance contre une série de ciels couverts.
Autour de Reykjavik et de Þingvellir

C’est l’option la plus simple pour un séjour court. Sans quitter la région de la capitale, vous pouvez trouver des zones sombres en quelques dizaines de minutes de route, que ce soit sur la côte ou à l’intérieur des terres.
Le parc national de Þingvellir, à une cinquantaine de kilomètres de Reykjavik, offre un cadre magnifique : une grande plaine, un lac et des falaises de faille se prêtent à de belles photos de nuit. Le site est facile d’accès sur le Cercle d’or, mais pensez à vérifier les conditions routières en hiver et à ne pas rouler fatigué après une longue journée. Pour associer l’excursion de jour et l’observation du soir, consultez notre guide du Cercle d’or.
Dormir à Reykjavik pendant la saison des aurores
Comparez les hôtels et appartements de la capitale, base pratique pour guetter les aurores et rayonner autour.
Sur la côte sud et à Jökulsárlón

La côte sud est connue pour ses grands horizons dégagés, ses plages noires et ses glaciers. Autour de Vík et plus à l’est, l’absence de villes importantes assure un ciel très sombre, et les paysages sont spectaculaires en arrière-plan.
Jökulsárlón, la lagune glaciaire, est un lieu emblématique : les aurores se reflètent parfois sur l’eau, avec des icebergs au premier plan. C’est un poste de choix si vous faites un road trip sur la Route 1. Notre itinéraire de la côte sud détaille les étapes et les distances à prévoir. Les distances sont longues : si vous prévoyez une soirée d’observation à l’est, dormez sur place plutôt que de rouler de nuit.
La voiture donne une vraie liberté pour chasser les aurores, mais la conduite de nuit en hiver demande de la prudence : routes glacées, vent, animaux. Lisez notre guide pour conduire en Islande avant de réserver.
Péninsule de Snæfellsnes et Kirkjufell

À l’ouest de Reykjavik, la péninsule de Snæfellsnes concentre des paysages variés en un petit espace : volcan, côte, villages de pêcheurs. La montagne Kirkjufell, près de Grundarfjörður, est l’un des sujets les plus photographiés du pays. Sa silhouette conique, surmontée de rubans verts, fait partie des images les plus célèbres d’Islande.
C’est un excellent choix pour une escapade de deux ou trois jours depuis la capitale. Le site est très fréquenté en journée, plus calme en soirée hors saison touristique. Habillez-vous très chaudement : le vent y est fréquent près de la mer.
Le nord : Akureyri et le lac Mývatn

Le nord de l’Islande bénéficie souvent d’un ciel plus sec que le sud, et donc de davantage de nuits dégagées. La région d’Akureyri et du lac Mývatn est réputée pour ses nuits claires et ses paysages volcaniques, et les villes y sont petites, donc peu lumineuses.
C’est un choix judicieux si vous avez plus de temps ou si vous souhaitez combiner aurores, observation des baleines à Húsavík et bains géothermiques. Les sources chaudes sont d’ailleurs l’un des meilleurs moyens d’observer les aurores confortablement : voir notre guide des sources chaudes d’Islande.
Excursions pour observer les aurores
Pas de voiture ou pas envie de conduire de nuit ? Comparez les sorties guidées d’observation des aurores au départ de Reykjavik.
Prévisions et organisation de la soirée
Quelques réflexes simplifient l’observation :
- Consulter la météo des nuages avant de choisir la direction. Le service météorologique islandais publie une prévision dédiée aux aurores, qui combine activité et nébulosité : c’est l’outil de référence sur place.
- S’éloigner des lumières : quelques kilomètres suffisent souvent. Évitez les routes éclairées et coupez vos phares à l’arrêt, en vous garant sans gêner la circulation.
- Laisser vos yeux s’habituer : il faut une vingtaine de minutes dans le noir pour que la vision nocturne soit pleinement efficace.
- Être patient : l’activité vient souvent par vagues, avec des pauses. Un thermos de boisson chaude fait des miracles.
- Rester prudent : ne vous garez jamais sur la chaussée et ne marchez pas sur des terrains glissants ou instables dans le noir.
Les hébergements en pleine campagne offrent un avantage précieux : certains avertissent leurs hôtes en cas d’aurore, et vous pouvez sortir en quelques pas.
Photographier les aurores
Pas besoin d’être professionnel pour obtenir de belles images, mais un minimum de matériel est requis :
- Trépied stable : les poses durent de quelques secondes à une vingtaine de secondes.
- Objectif grand-angle lumineux, ouvert au maximum.
- Mise au point manuelle sur l’infini, vérifiée sur une étoile ou un point lumineux lointain.
- Batteries de rechange conservées dans une poche intérieure : le froid les épuise rapidement.
- Déclencheur à distance ou retardateur pour éviter les flous.
Commencez avec une pose de quelques secondes et ajustez selon la luminosité des aurores. Un smartphone récent avec mode nuit, posé sur un trépied, donne aussi de bons résultats.
Se préparer au froid et aux imprévus
Attendre des aurores, c’est rester immobile dans le froid et le vent. Superposez les couches : sous-vêtements thermiques, polaire, veste coupe-vent imperméable, bonnet, gants chauds et chaussures isolées. Des chaussettes de rechange et des chaufferettes ne sont pas du luxe.
Côté organisation, gardez de la souplesse dans votre planning : une journée de repos après une nuit blanche, et la possibilité de changer de région selon la météo. Pensez aussi à couvrir votre séjour : une assurance voyage couvrant l’assistance et les frais médicaux est un complément utile pour un voyage hivernal. Vérifiez toujours les garanties qui vous concernent.
Questions fréquentes
Les réponses aux questions les plus courantes figurent dans la FAQ ci-dessous. L’essentiel à retenir : partez entre septembre et mars, prévoyez plusieurs nuits, suivez la météo des nuages plus que l’indice solaire, et éloignez-vous des lumières. Avec un peu de patience, la voûte verte islandaise fera de votre voyage un souvenir marquant.
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure période pour voir les aurores boréales en Islande ?
La saison s'étend en gros de la fin de l'été à la mi-avril, quand les nuits sont assez noires. Les mois de septembre à mars sont les plus fiables. En plein été, le ciel ne s'assombrit pas assez pour distinguer les aurores.
Faut-il partir en excursion organisée pour voir les aurores ?
Ce n'est pas obligatoire. Avec une voiture, vous pouvez vous éloigner des lumières de la ville et suivre les prévisions de météo et d'activité solaire. Une excursion guidée apporte surtout l'expérience des guides, qui choisissent le lieu du soir selon les nuages, et vous évite de conduire de nuit.
Peut-on voir les aurores boréales depuis Reykjavik ?
Oui, quand l'activité est forte et le ciel dégagé, mais l'éclairage urbain réduit le contraste. Quelques minutes de route vers la périphérie, ou un site sombre en bord de mer, améliorent nettement l'observation.
Les aurores boréales sont-elles garanties ?
Non. Elles dépendent de l'activité solaire et surtout de la couverture nuageuse, qui est très variable en Islande. Prévoir plusieurs nuits, et idéalement quelques jours de marge, augmente beaucoup vos chances.
Quel matériel pour photographier les aurores ?
Un appareil permettant de régler manuellement la pose, un trépied solide, un objectif lumineux et grand-angle, et des batteries de rechange gardées au chaud, car le froid les vide vite. Un smartphone récent avec mode nuit peut aussi donner de bons résultats sur trépied.