Surnommée « l’Islande en miniature », la péninsule de Snæfellsnes s’avance dans l’Atlantique au nord-ouest de Reykjavik. On y trouve un volcan coiffé d’un glacier, des falaises battues par les vagues, des plages de galets noirs, des villages de pêcheurs et l’une des montagnes les plus photographiées du pays, le Kirkjufell. Tout cela se parcourt en voiture, sur des routes goudronnées, et c’est un excellent complément au Cercle d’or quand on dispose de quelques jours.
Cet itinéraire de deux jours part de Reykjavik et fait le tour de la péninsule avec une nuit sur place. Les durées de conduite sont des ordres de grandeur : la météo et les arrêts photo les allongent toujours.
Avant de partir : distances et organisation

La péninsule commence à environ 100 à 150 km de Reykjavik selon l’endroit où l’on place sa limite, et les sites les plus à l’ouest, comme Arnarstapi, se situent à un peu moins de 200 km de la capitale. Comptez à peu près deux heures trente de route pour rejoindre le centre de la péninsule. La route passe par le tunnel sous le Hvalfjörður, puis par la région de Borgarnes.
Pour un trajet complet sans fatigue, deux jours constituent un minimum raisonnable. Si vous n’avez qu’une journée, concentrez-vous sur la côte sud de la péninsule ou sur le nord, mais pas sur les deux. Notre guide pour conduire en Islande et louer une voiture détaille les règles de conduite et les pièges de la météo.
Jour 1 : Stykkishólmur, Kirkjufell et Grundarfjörður

La première étape naturelle est Stykkishólmur, petit port de la côte nord de la péninsule, face au Breiðafjörður. Ses maisons colorées de bois et ses îlots dans la baie se découvrent à pied en une heure ou deux. C’est aussi le point de départ de promenades en bateau dans la baie, souvent proposées pour observer des oiseaux de mer et d’autres animaux marins.
Continuez ensuite vers l’ouest jusqu’à Grundarfjörður, le village qui fait face au Kirkjufell. Cette montagne isolée, à la silhouette de cône arrondi, est reconnaissable entre toutes. Le point de vue classique se trouve près de la petite cascade voisine, le Kirkjufellsfoss, qui permet de la photographier avec l’eau au premier plan. Le lieu est très fréquenté : visitez-le tôt le matin ou en fin de journée, quand la lumière est plus douce et les groupes moins nombreux.
Le Kirkjufell est aussi un décor de choix pour les aurores boréales quand le ciel s’y prête en hiver. Pour en savoir plus sur cette saison, consultez notre guide des aurores boréales en Islande.
Dormir à Stykkishólmur ou à Grundarfjörður
Guesthouses, hôtels et petits logements sur la péninsule : à réserver tôt en haute saison, l’offre y est limitée.
Jour 2 : la côte sud et le parc national du Snæfellsjökull
Le deuxième jour est consacré à l’extrémité ouest de la péninsule, protégée par le parc national du Snæfellsjökull. Le volcan qui domine la région est couronné d’un glacier, et il est connu des lecteurs de Jules Verne : c’est par lui que les héros du Voyage au centre de la Terre descendent dans les entrailles du globe.
Arnarstapi et Hellnar
Ces deux hameaux de pêcheurs sont reliés par un sentier côtier d’environ 2,5 km, facile et sans grand dénivelé. Il longe des falaises de basalte découpées en arches et en colonnes, où nichent de nombreux oiseaux de mer en été. Garez la voiture à l’une des extrémités et faites l’aller-retour, ou marchez dans un sens et revenez par une autre voie.
Djúpalónssandur et Lóndrangar
La plage de Djúpalónssandur est parsemée de galets noirs arrondis par la mer. On y voit aussi des pierres de levage qui servaient autrefois à tester la force des pêcheurs. Restez prudent près de l’eau : les vagues de l’Atlantique sont puissantes et imprévisibles, et il ne faut jamais tourner le dos à la mer.
Non loin de là, les Lóndrangar sont deux pitons de basalte, vestiges d’un ancien cratère érodé. On les observe depuis un point de vue accessible par un court sentier.
Búðir et le retour
En reprenant la route vers l’est, un arrêt à Búðir permet de voir sa petite église noire, isolée au milieu d’un champ de lave moussu face à la mer. C’est l’un des endroits les plus photogéniques de la péninsule, surtout par temps dégagé avec le glacier en arrière-plan.
De là, comptez environ deux heures trente pour regagner Reykjavik. Si vous avez encore du temps et de l’énergie, vous pouvez prolonger la soirée avec un bain dans une source chaude : notre sélection des sources chaudes en Islande vous aidera à choisir.
Excursion à Snæfellsnes avec un guide
Pas de voiture ou envie de ne pas conduire ? Comparez les excursions d’une journée au départ de Reykjavik.
Que prévoir selon la saison
En été, les journées très longues permettent de caser beaucoup de visites, et les routes sont dégagées. Les sites sont en revanche plus fréquentés, et les hébergements se remplissent vite. Réservez donc la nuit sur la péninsule bien à l’avance.
En hiver, la lumière est limitée à quelques heures et la météo peut changer rapidement. Le vent, le verglas et la neige compliquent parfois la conduite, et certaines routes peuvent être fermées momentanément. Consultez les prévisions et l’état des routes avant chaque étape, et laissez de la marge sur votre planning. En contrepartie, les paysages enneigés et les aurores boréales offrent un spectacle que l’été ne propose pas. Notre article sur quand partir en Islande compare les saisons plus en détail.
Dans tous les cas, emportez des vêtements en couches, une veste imperméable et coupe-vent, ainsi que des chaussures de marche solides. Faites aussi le plein avant de vous engager sur la péninsule et ne comptez pas sur la présence d’une station à chaque village.
Notre avis
Snæfellsnes est l’un des meilleurs rapports entre distance et diversité de paysages en Islande. Elle convient aux voyageurs qui veulent une escapade facile depuis Reykjavik, comme à ceux qui cherchent une première étape avant de poursuivre vers les fjords de l’Ouest. Deux jours permettent d’en profiter sans précipitation, et une nuit sur place évite de conduire de nuit en hiver. Si votre séjour est plus long, l’itinéraire de la côte sud constitue une suite logique.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour visiter la péninsule de Snæfellsnes ?
Une journée suffit pour un aperçu, mais elle est longue : le trajet depuis Reykjavik représente déjà plusieurs heures de route aller-retour. Deux jours, avec une nuit sur la péninsule, permettent de visiter sans courir et de profiter de la lumière du soir.
Peut-on visiter Snæfellsnes sans voiture ?
Des excursions organisées d'une journée partent de Reykjavik, ce qui reste la solution la plus simple sans voiture. Les transports publics desservent mal les sites de la côte. En voiture, vous choisissez vos arrêts et vos horaires, et toutes les routes principales de la péninsule sont goudronnées.
Pourquoi dit-on que Snæfellsnes est l'Islande en miniature ?
Sur un territoire restreint, on trouve un glacier couronnant un volcan, des champs de lave, des falaises d'oiseaux marins, des plages de sable noir, des villages de pêcheurs et des montagnes isolées. Ces paysages variés résument ce que l'on voit ailleurs dans le pays.
Quelle est la meilleure saison pour Snæfellsnes ?
L'été offre des journées très longues et un accès facile à tous les sites. L'hiver est plus délicat, car les jours sont courts et la météo peut compliquer la conduite, mais il permet d'espérer des aurores boréales au-dessus de la péninsule. Vérifiez toujours la météo et l'état des routes avant de partir.
Peut-on combiner Snæfellsnes et le Cercle d'or ?
C'est possible sur un séjour plus long, en consacrant une journée à chacun. Les deux circuits partent de Reykjavik mais dans des directions différentes, et les enchaîner le même jour serait trop fatigant.