Sommaire de l'article
- Les repères : monnaie, taux de change et niveau de prix
- L’hébergement : le premier poste de dépense
- La voiture : indispensable ou presque
- Carburant et taxe routière
- Les repas : où se situe l’écart
- Les activités : gratuit, abordable et très cher
- Les vols et les autres frais
- Trois profils de budget pour une semaine à deux
- Le profil économique
- Le profil confortable
- Le profil haut de gamme
- Dix astuces pour dépenser moins
- Ce qu’il faut retenir pour construire son budget
L’Islande a la réputation d’être l’une des destinations les plus chères d’Europe, et elle la mérite en partie. Mais ce qui coûte cher n’est pas toujours ce qu’on imagine : la nature, qui est la raison principale du voyage, est presque gratuite. Ce sont l’hébergement, la voiture et les repas qui font grimper la note.
Ce guide détaille les coûts réels poste par poste, propose trois profils de budget chiffrés pour une semaine à deux, puis rassemble les astuces qui font vraiment économiser. Les prix cités sont ceux relevés en 2026 sur des sites de loueurs, de tourisme et de voyageurs. Les sources ne s’accordent pas toujours entre elles : prenez donc ces montants comme des ordres de grandeur, et vérifiez le tarif exact au moment de réserver.
Les repères : monnaie, taux de change et niveau de prix
La monnaie est la couronne islandaise (ISK). Pour simplifier, nous retenons dans cet article un taux d’environ 150 ISK pour 1 €, ce qui correspond aux conversions utilisées par plusieurs des sources consultées. Le taux réel bouge : vérifiez-le avant de partir.
Quelques repères utiles pour garder la tête froide devant les prix affichés :
- 1 000 ISK valent à peu près 6,50 à 7 €.
- 10 000 ISK valent un peu moins de 70 €.
- La carte bancaire est acceptée presque partout. Vous n’aurez pratiquement jamais besoin d’espèces.
- Les prix affichés incluent généralement les taxes, et le pourboire n’est pas attendu : le service est compris.
Dernier point, souvent mal compris : le prix de l’Islande dépend énormément de la saison. Une chambre ou une voiture peut coûter le double ou le triple en plein été par rapport à l’hiver. Si vos dates sont flexibles, lisez notre guide pour choisir la bonne période en Islande avant de fixer votre budget.
L’hébergement : le premier poste de dépense
C’est en général le poste le plus lourd, surtout de juin à août. Voici les ordres de grandeur relevés en 2026, par nuit :
| Type d’hébergement | Fourchette indicative |
|---|---|
| Camping (par personne) | environ 1 500 à 3 500 ISK, soit 10 à 23 € |
| Auberge de jeunesse, dortoir (hiver) | environ 3 500 à 7 000 ISK, soit 23 à 47 € |
| Auberge de jeunesse, dortoir (été) | environ 5 600 à 20 000 ISK, soit 38 à 137 € |
| Guesthouse, chambre double | à partir d’environ 15 000 ISK, soit 100 € |
| Hôtel 3 étoiles | environ 20 000 à 25 000 ISK, soit 135 à 170 € |
| Hôtel, haute saison | de 25 000 ISK (environ 166 €) à plus de 200 000 ISK |
Quelques précisions pour lire ce tableau. Le camping est de loin la formule la plus économique : les terrains municipaux demandent souvent entre 2 500 et 3 500 ISK par personne, les campings à la ferme un peu moins. Les douches et l’électricité sont parfois en supplément, et une petite taxe de séjour peut s’ajouter. Il existe aussi une carte de camping qui couvre plusieurs dizaines de terrains pour 28 nuits : elle ne devient rentable que si vous dormez presque chaque nuit sous la tente, et elle ne couvre pas tous les terrains.
En dehors de Reykjavik, l’offre est limitée et les petits établissements affichent complet très tôt en été. Réserver tôt est donc autant une question de budget que de disponibilité. Pour choisir les secteurs, notre article où dormir en Islande passe en revue Reykjavik, la côte sud, le nord et les fjords.
Comparer les prix avant qu’ils ne montent
Hôtels, guesthouses et appartements : les tarifs augmentent à mesure que les dates approchent. Comparez les disponibilités dès que votre voyage est calé.
La voiture : indispensable ou presque

Hors de Reykjavik, les transports en commun sont rares et peu adaptés à un voyage touristique. La voiture reste le moyen le plus pratique de visiter le pays, et c’est le deuxième poste du budget.
Les sources consultées donnent des fourchettes très larges, parce que le prix dépend de la saison, de la catégorie du véhicule et des assurances :
- Citadine : de l’ordre de 120 € par jour en hiver à plus de 250 € par jour en haute saison chez un grand loueur, assurances comprises. Des estimations de voyageurs, qui supposent un petit véhicule en basse saison, descendent autour de 55 à 75 € par jour carburant compris.
- Véhicule intermédiaire : environ 150 € par jour en hiver et jusqu’à plus de 300 € en été selon un loueur.
- Grand 4x4 : plus de 200 € par jour en hiver et près de 500 € en été.
L’écart entre ces chiffres est énorme, et il faut le prendre au sérieux : comparez plusieurs devis à dates identiques, en incluant les assurances (dommages causés par le gravier, les cendres, le sable) qui peuvent changer la note finale. Notre guide pour conduire en Islande détaille ces assurances, le choix 2x4 ou 4x4 et les règles à connaître.
Carburant et taxe routière
Le carburant a nettement baissé début 2026 : plusieurs sources donnent environ 183 ISK par litre d’essence et 205 ISK pour le diesel en début d’année, puis environ 210 à 225 ISK par litre au fil des mois. Cela représente environ 1,40 à 1,50 € le litre. Pour un trajet de 200 km avec une petite voiture, comptez le plein d’environ une dizaine de litres, donc quelques milliers de couronnes.
Une nouvelle taxe routière s’applique en 2026. Elle ne se paie pas à la pompe : les loueurs la répercutent. L’un d’eux la facture 1 550 ISK par jour jusqu’à fin 2026, d’autres l’ajoutent au kilomètre. Lisez le devis pour savoir quelle formule s’applique.
Les repas : où se situe l’écart
Se nourrir en Islande coûte cher au restaurant, mais raisonnablement si l’on cuisine. Les relevés de 2026 donnent :
- Courses au supermarché : environ 2 000 à 2 500 ISK par personne et par jour (13 à 17 €) si vous préparez vos repas.
- Hot-dog en kiosque : environ 500 à 800 ISK, soit 3,50 à 5,50 €.
- Déjeuner de café : environ 1 500 à 2 200 ISK.
- Plat principal en restaurant de gamme moyenne : environ 3 500 à 7 000 ISK, soit 25 à 45 €.
- Dîner gastronomique : jusqu’à environ 11 000 ISK par repas et par personne, soit 75 €, boissons en plus.
- Bière en bar : environ 1 200 à 2 000 ISK la pinte, avec des tarifs réduits pendant les happy hours.
Deux enseignements pratiques. D’abord, le déjeuner est souvent plus avantageux que le dîner pour un plat comparable. Ensuite, les stations-service font office de petits restaurants : une soupe d’agneau, par exemple, s’y trouve autour de 1 500 ISK, un repas chaud et local à prix raisonnable. Pour savoir quoi goûter, consultez notre article sur la cuisine islandaise et ses spécialités.
L’alcool est cher et vendu en magasin d’État pour tout ce qui dépasse une faible teneur : si vous en consommez, l’achat à l’arrivée dans la boutique hors taxes de l’aéroport est généralement le plus avantageux, surtout pour les spiritueux.
Les activités : gratuit, abordable et très cher

C’est là que le budget peut dérailler, parce que les tours guidés sont tarifés au prix fort. Mais l’essentiel du voyage est accessible sans payer.
Gratuit ou presque : les cascades en bord de route, les plages de sable noir, les randonnées balisées, la zone géothermique de Geysir et la chute de Gullfoss, sans droit d’entrée. Seul le parking est parfois payant. À Þingvellir, une voiture de tourisme paie environ 1 000 ISK pour la journée, un forfait valable sur les trois parkings du parc. Le Cercle d’or peut ainsi se visiter à très bas coût si vous conduisez vous-même.
Abordable : les piscines municipales, qui coûtent environ 1 200 ISK l’entrée et comprennent souvent des bains chauds extérieurs, sont l’une des meilleures affaires du pays.
Plus cher : les lagons commerciaux et les excursions encadrées. Quelques repères :
- Blue Lagoon : selon les sources, de l’ordre de 7 000 ISK pour les entrées les moins chères citées à environ 14 900 ISK pour le forfait Comfort, voire bien plus pour les formules haut de gamme. Les prix dépendent des horaires et de la formule, et le site officiel fait foi.
- Observation des baleines à Húsavík : environ 13 000 ISK par adulte pour la sortie classique de trois heures en bateau en bois, soit environ 85 €.
- Excursion guidée sur le Cercle d’or : de l’ordre de 17 000 à 28 000 ISK par personne, soit 113 à 188 €, bien plus cher que la même journée en voiture de location.
- Musées : entre 2 000 et 3 000 ISK environ pour les principaux musées de Reykjavik.
Si vous restez à Reykjavik quelques jours, la ville propose un City Card qui comprend les musées, les piscines et les bus. Il vaut la peine seulement si vous comptez réellement utiliser plusieurs de ces services. Pour tout savoir sur les bains, voyez notre guide des sources chaudes d’Islande.
Excursions et sorties guidées
Observation des baleines, lagons, grottes de glace ou balades en bateau : comparez les formules, les durées et les prix avant de réserver.
Les vols et les autres frais
Les billets d’avion sont à budgéter à part. Les estimations 2026 pour un aller-retour depuis l’Europe vont d’environ 200 € à 600 € en hiver et d’environ 400 € à 900 € en été, selon la ville de départ et l’avance de réservation. Gardez en tête que ces fourchettes sont larges : l’écart entre un billet promo réservé tôt et un billet de dernière minute est considérable. Les compagnies low cost facturent les bagages en cabine et en soute en supplément, ce qui change le comparatif.
Autres frais à ne pas oublier :
- Assurance voyage : indispensable avec les risques de météo, d’annulation de vol et d’accident en randonnée.
- Transfert de l’aéroport : l’aéroport de Keflavík se trouve à environ 50 minutes en voiture de Reykjavik. Si vous ne louez pas la voiture dès l’arrivée, prévoyez un bus ou un taxi.
- Équipement : des vêtements chauds et imperméables sont indispensables. Si vous devez les acheter sur place, le budget grimpe vite : un pull islandais en laine coûte entre 10 000 et 25 000 ISK.
- Souvenirs : de 500 à 4 000 ISK pour les petits objets.
- Bus à Reykjavik : environ 690 ISK le trajet simple en 2026.
Trois profils de budget pour une semaine à deux
Pour concrétiser tout cela, voici trois profils pour 7 jours à deux personnes, vols exclus. Les montants s’appuient sur les prix ci-dessus convertis au taux de 150 ISK pour 1 €. Ce sont des estimations, pas des devis.
| Poste (par jour, pour 2) | Économique | Confortable | Haut de gamme |
|---|---|---|---|
| Hébergement | 40 € (camping ou dortoir) | 180 € (guesthouse ou hôtel 3 étoiles) | 300 € (hôtel 4 étoiles) |
| Voiture et carburant | 70 € (petite voiture, basse saison) | 80 € (citadine ou intermédiaire) | 150 € (4x4) |
| Repas | 35 € (courses, quelques hot-dogs) | 110 € (courses et restaurants) | 180 € (restaurants tous les jours) |
| Activités | 15 € (piscines, randonnées) | 80 € (une ou deux excursions) | 200 € (plusieurs tours guidés) |
| Total par jour | environ 160 € | environ 450 € | environ 830 € |
| Total sur 7 jours | environ 1 100 € | environ 3 200 € | environ 5 800 € |
Le profil économique
Il suppose du camping ou des dortoirs, des repas préparés en autonomie et une voiture compacte réservée en basse saison. Il fonctionne bien à deux, parce que la voiture et l’hébergement se partagent. En été, le même programme sera sensiblement plus cher à cause de la voiture et du camping, qui se remplissent vite. À un seul voyageur, la voiture pèse deux fois plus lourd dans le budget.
Le profil confortable
C’est le profil le plus courant : guesthouses ou hôtels de catégorie moyenne, une voiture, des repas au restaurant de temps en temps et quelques excursions payantes comme la sortie en mer pour observer les baleines ou un lagon. Il se situe dans la fourchette basse des estimations publiées pour un séjour confortable (de l’ordre de 3 200 à 5 200 € pour deux personnes pendant une semaine, hors avion).
Le profil haut de gamme
Hôtels de standing, 4x4, restaurants chaque jour et plusieurs excursions guidées. Ici, les excursions privées, les lagons premium et les repas en gastronomie font bondir la facture, mais l’expérience est aussi très différente : moins de contraintes, plus de confort, davantage de temps gagné.
Dix astuces pour dépenser moins
Voici les leviers qui comptent vraiment, classés du plus efficace au plus modeste.
- Voyager hors haute saison. Octobre à avril fait baisser fortement l’hébergement et la voiture. Si vous visez les aurores, c’est aussi la bonne période : voyez notre guide des aurores boréales en Islande.
- Réserver tôt, surtout la voiture et les hébergements hors de Reykjavik.
- Partager. La voiture et la chambre se divisent par le nombre de voyageurs : un trajet à quatre est bien plus économique par personne.
- Cuisiner. Choisissez des hébergements avec cuisine et faites vos courses dans les supermarchés économiques (Bónus, Krónan, Netto, Prís). Évitez les petites supérettes de station-service, plus chères.
- Boire l’eau du robinet. Elle est excellente et gratuite : ne payez jamais d’eau en bouteille.
- Déjeuner plutôt que dîner pour manger au restaurant, et profiter des happy hours.
- Utiliser les piscines municipales plutôt que les lagons commerciaux : l’expérience du bain chaud est comparable pour une fraction du prix.
- Conduire soi-même plutôt que de réserver des excursions de journée : le Cercle d’or ou la côte sud se visitent librement, comme le montre notre itinéraire sur la côte sud.
- Choisir un carburant et une station adaptés. Les stations automatiques sont souvent moins chères que celles avec service, mais elles exigent une carte avec code PIN.
- Acheter l’alcool à l’aéroport à l’arrivée si vous en consommez, plutôt qu’au restaurant ou en magasin d’État.
Un dernier conseil : une marge de 10 à 15 % pour les imprévus (parkings payants, changement de programme dû à la météo) évite d’avoir à rogner sur le reste du séjour.
Protéger un budget serré
Une annulation de vol ou une blessure en randonnée coûte vite plus cher que l’assurance. Comparez les garanties avant de partir.
Ce qu’il faut retenir pour construire son budget
Le calcul est simple : multipliez votre nombre de nuits par le prix de l’hébergement, ajoutez la voiture et le carburant, puis un forfait repas par jour et par personne, et enfin votre liste d’excursions. Le plus gros levier reste la saison, suivie du choix entre cuisiner et manger au restaurant.
Quand le budget est contraint, n’économisez pas sur la sécurité : de bons vêtements, une voiture adaptée aux conditions de la saison et une assurance valent mieux qu’un déficit de confort. Pour le reste, l’Islande récompense l’organisation : ses plus beaux paysages sont gratuits.
Questions fréquentes
Quel budget prévoir pour une semaine en Islande ?
Hors vols, comptez environ 1 100 € à deux pour une semaine très économe (camping, courses au supermarché), autour de 3 200 € pour un voyage confortable (guesthouses, voiture, restaurants de temps en temps) et 5 800 € ou plus pour un séjour haut de gamme. Ces chiffres sont des ordres de grandeur calculés à partir de prix relevés en 2026 ; ils varient fortement selon la saison.
L'Islande est-elle vraiment un pays cher ?
Oui, surtout pour la restauration, l'hébergement en été et la location de voiture. En revanche, plusieurs postes sont gratuits ou très abordables : l'eau du robinet, la plupart des cascades et des sites naturels, les piscines municipales et les randonnées. Bien préparé, le budget reste maîtrisable.
Combien coûte un repas au restaurant en Islande ?
Les relevés de 2026 donnent environ 3 500 à 7 000 couronnes (ISK) pour un plat principal dans un restaurant de gamme moyenne, soit à peu près 25 à 45 €. Un hot-dog en kiosque tourne autour de 500 à 800 ISK, et une bière en bar de 1 200 à 2 000 ISK.
Peut-on payer partout par carte bancaire ?
Oui, la carte est acceptée presque partout, y compris pour de très petits achats et dans les stations-service automatiques, qui demandent un code PIN. Il est inutile de retirer de grosses sommes en espèces : vérifiez simplement les frais de votre banque pour les paiements hors zone euro.
Quelle est la meilleure période pour voyager moins cher ?
L'hiver et l'intersaison, d'octobre à avril environ : hôtels et locations de voiture sont nettement moins chers qu'en juillet-août. Le compromis est la durée du jour, la météo plus capricieuse et l'accès limité à certaines routes.
Faut-il payer pour visiter les sites naturels ?
La plupart des cascades et des sites naturels sont en accès libre, mais certains parkings sont payants. À Þingvellir, par exemple, le stationnement d'une voiture de tourisme coûte environ 1 000 ISK pour la journée. Gullfoss et la zone de Geysir n'ont pas de droit d'entrée.
La nouvelle taxe routière concerne-t-elle les touristes ?
Oui, indirectement : les loueurs la répercutent. Certains loueurs la facturent sous forme d'un forfait journalier (environ 1 550 ISK par jour jusqu'à fin 2026 chez un loueur), d'autres au kilomètre. Vérifiez la ligne correspondante dans votre devis avant de réserver.